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Unesco : l’ancienne ministre Audrey Azoulay élue directrice générale

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Au lendemain de l’annonce du retrait des Etats-Unis et d’Israël de l’Unesco, la Française Audrey Azoulay prend la tête de l’organisation.

Au terme d’une semaine à rebondissements, Audrey Azoulay, 49 ans, a été élue vendredi soir, directrice générale de l’Unesco. Elle a battu l’Egyptienne Mouchira Khattab, l’ancienne ministre de la Culture était opposée au candidat qatari Hamad bin Abdulaziz al-Kawari lors de la finale. Selon les résultats officiels, l’ancienne ministre a obtenu 30 voix, son adversaire 28, au sein des 58 membres du conseil exécutif dont le choix doit être encore validé par la conférence générale des Etats membres le 10 novembre.

«Dans un moment de crise, il faut plus que jamais s’impliquer, chercher à renforcer (l’organisation), et non pas la quitter», a déclaré Audrey Azoulay après le vote du conseil exécutif, en promettant de s’atteler le plus tôt possible à «restaurer sa crédibilité et la confiance des Etats membres». De son côté le président français Emmanuel Macron a félicité la ministre sur Twitter, rappelant que la «La France continuera à se battre pour la science, l’éducation et la culture dans le monde».

 

Au cours d’un vote intermédiaire en début d’après-midi, les 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture, avaient préféré la Française Audrey Azoulay à l’Egyptienne Moushira Khattab, par 31 voix contre 25 (deux votes blancs), pour affronter le Qatari Hamad Al-Kawari à l’ultime tour de scrutin. Dans la foulée, l’Egypte a officiellement apporté son soutien à la candidate française.

Une organisation fragilisée par les dissensions internes

Scénario inédit, Mmes Azoulay et Khattab étaient arrivées ex-aequo jeudi soir, avec 18 suffrages chacune, derrière le candidat du Qatar (22 voix), en tête depuis le début de processus de sélection lundi, malgré la résurgence de vieux soupçons d’antisémitisme, relayés notamment par le Centre Simon Wiesenthal Europe et, surtout, malgré les fortes rivalités avec plusieurs pays arabes.

En juin, l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l’Egypte ont en effet rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de soutenir des groupes extrémistes et de se rapprocher de l’Iran. Ces quatre pays ont imposé un embargo au Qatar, qui a rejeté toutes les accusations à son encontre, y voyant une ingérence dans sa politique étrangère.

En coulisses, la bataille fait rage pour savoir qui prendra le leadership d’une organisation déjà fragilisée par ses dissensions et ses difficultés économiques, et à laquelle les Etats-Unis et Israël ont porté «un coup dur» avec l’annonce jeudi de leur départ, selon la directrice générale sortante de l’organisation, la Bulgare Irina Bokova.

 

Source Le Parisien

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