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Emploi familial, campagne de 2012 : une députée LREM (et ex-PS) épinglée

Côté Assemblée, sa fille a finalement abandonné son poste de collaboratrice parlementaire.

Chez les Iborra, la politique est une affaire de famille. Le site Mediacités révèle, ce mardi 10 octobre, que Monique Iborra, députée LREM de Haute-Garonne, déjà élue sous l’étiquette PS en 2007 et 2012, a largement mis à contribution Com La Boîte, la société de communication dirigée par sa fille, lors de sa campagne des législatives de 2012.

Montant des treize factures familiales ? Près de 28.000 euros, précise Mediacités. Soit 55% des dépenses (50.527 euros) engagées alors par la candidate, sur lesquelles Monique Iborra a perçu 35.348 euros d’argent public au titre des remboursements autorisés. Cerise sur le gâteau : mère et fille ont continué leur collaboration fructueuse dans les couloirs du Palais-Bourbon pendant cinq ans.

Circulez, il n’y a rien à voir

Parmi les factures épinglées : 7.774 euros pour le site web de la campagne ou encore 1.194 euros pour réaliser la photo de l’élue – aujourd’hui doyenne des députés de la majorité. Des dépenses « tout à fait normale(s) », selon Monique Iborra. Sa fille, Sophie Iborra, ajoute auprès de nos confrères :

« Dans une campagne électorale, les dépenses de production de com sont le poste le plus important, et largement. Il y avait une partie conseil, avec l’élaboration de la campagne et des tracts, et une production sur des supports ad hoc. Moi, je ne suis pas graphiste ni webmaster. Mais j’avais deux salariés parfaitement qualifiés pour produire ces supports et ces documents. En plus, j’ai facturé en dessous des prix du marché, quasiment à prix coûtant. Il n’y a pas eu d’enrichissement, et ce que j’ai facturé n’a pas fait prospérer Com La Boîte. Il n’y a pour moi rien de choquant. »

Quelle solidarité familiale !

Toujours sur la même tonalité très « solidarité familiale », Sophie Iborra a récemment démissionné de son poste de collaboratrice parlementaire auprès de sa mère Monique Iborra, afin de se mettre en accord avec les engagements d’Emmanuel Macron lors de la campagne – et surtout la loi adoptée début août qui interdit les emplois familiaux. Abandonnant un poste qu’elle occupait à mi-temps depuis 2012, pour 1.500 euros par mois.

« J’avais besoin de quelqu’un pour s’occuper de ma communication […] Or Sophie était parfaitement compétente puisqu’elle dirigeait depuis des années sa société de communication, Com La Boîte. D’autre part, sa société avait également quelques difficultés à cette période. Je l’ai donc embauchée à mi-temps », se justifie l’élue.

De son côté, sa fille et ex-collaboratrice insiste : « Oui, c’était certes une période plus calme pour Com La Boîte, où on sentait vraiment le contrecoup de la crise de 2009. Mais ce n’est pas la question financière qui m’a motivée pour devenir attachée parlementaire. »

En juillet 2016, Monique Iborra avait été exclue du PS pour avoir soutenu le maire divers gauche de Montpellier, Philippe Saurel, contre la candidate du PS Carole Delga, lors des régionales 2015.

Source L’Obs

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