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Calais, Paris : les associations humanitaires exigent toujours plus de chaos migratoire

Après avoir vidé le camp de clandestins de Calais, en les saupoudrant un peu partout en France où il y avait de la place (pour eux mais pas pour les pauvres locaux), les autorités se retrouvent avec un camp en reformation. Ils sont entre 500 et 600 à occuper le terrain. La baignoire se remplit-elle à nouveau, ou est-ce le reliquat des derniers migrants qui veulent partir en Angleterre ?

Mercredi 14 juin 2017, le défenseur des Droits – un nouveau métier inventé par l’oligarchie qui permet de contrevenir en toute légalité aux lois françaises – a alerté les médias sur les conditions de vie et les atteintes aux droits fondamentaux qui touchent les personnes sur place. On rappelle que de là où ils viennent, ces conditions et droits sont réellement plus désastreux. La France ne ferait pas son devoir, au regard de l’humanisme mais aussi des injonctions européennes, en matière d’accueil digne de ces populations. Qui sont venues de leur propre chef, sans nous demander notre avis. D’autres diront que c’est l’envers de la colonisation, c’es-à-dire le prix à payer pour des siècles d’ingérence dans les affaires africaines, pour être précis.

 

Toujours est-il que le camp de Calais se remplit tranquillement, et que le centre de migrants dans le quartier de La Chapelle à Paris est sursaturé. Les types campent dehors dans des conditions hygiéniques déplorables, la gale a fait son apparition. Jacques Toubon, le défenseur des Droits, a pondu un communiqué pour alerter les Français sur la situation sanitaire de ces immigrés non conventionnels. Il a rencontré les migrants et leurs « représentants » associatifs lundi 12 juin sur place. Ainsi, il a pu deviser acex François Guennoc, de l’association L’Auberge des migrants(une émanation de Help Refugees), qui leur donne à manger, qui lui a parlé de « chasse à l’homme ». Il explique que dès que les assoces ont le dos tourné, les CRS en profitent pour matraquer, gazer, harceler…

 

Un constat que ne fait pas la mairie de Calais, sous la plume de Natacha Bouchart, vice-présidente de la région Hauts-de-France :

 

Visiblement, c’est parole contre parole. Les uns jettent à la figure des autres que les associations n’ont plus le droit de nourrir les migrants, les autres répliquent que les distributions hors les heures de repas créent des points de fixation qui seraient alors ingérables. Il est étonnant, dans cette affaire, que le représentant de l’État, monsieur Toubon, travaille objectivement contre les forces de l’ordre et les lois françaises.

Le pays marche sur la tête, et le pouvoir montant des associations immigrationnistes, soutenues par les médias mainstream et par la justice, est le signe d’une volonté politique oligarchique forte. Sinon, les violations permanentes de la loi ne tiendraient pas une minute. C’est le sens de la médiatisation très positive dont bénéficie Cédric Herrou, le passeur de migrants à travers la frontière franco-italienne, qui a reçu le prix de la LICRA pour son engagement en faveur des « réfugiés ». Le bon sens se retrouve donc face à un mur. En pâtissent et les habitants, et les autorités locales, qui ne sont pas sur la même ligne que l’oligarchie et ses extensions sur le terrain, c’est le moins qu’on puisse dire.

Le cœur du problème : si les conditions de vie des clandestins s’améliorent, ce qu’exigent les associations, alors le camp se remplira à nouveau à toute vitesse. Et le ministre de l’Intérieur fera face aux mêmes problèmes que ses prédécesseurs. Pour l’instant, il maintient la pression, et a décidé d’envoyer 150 policiers et gendarmes sur place. Gérard Collomb tiendra-t-il sur cette ligne ?

 

 

En attendant, à Paris, le centre pour migrants déborde. Ceux qui n’ont pas trouvé de place à l’intérieur campent autour. Antoine Bazin, 29 ans, le coordinateur de la mission parisienne Utopia 56, qui « organise du bénévolat humanitaire auprès des réfugiés », témoigne de son travail et des conditions de vie des migrants de La Chapelle dans Le Plus :

« Il y a 400 réfugiés au centre de la Porte de La Chapelle et 500 sont à l’extérieur. Ils sont pris en charge au fur et à mesure que les places se libèrent. En attendant, l’extérieur est un « no man’s land » juridique et administratif.

Une fois qu’un réfugié est pris en charge, il va rester une dizaine de jours au centre avant d’être envoyé en région. Et ainsi de suite. Le roulement n’est pas assez fluide, car il n’y a pas assez de centres en province.

Résultat, les migrants s’agglutinent à Paris. Il faudrait presque quatre centres ici pour que ça tourne bien. Certains passent des semaines dans la rue, c’est énorme et les conditions de vie sont infectes. Nous ne sommes pas dans une dynamique d’intégration, mais dans un dispositif d’urgence. »

Si on écoutait Antoine, on multiplierait le nombre de structures d’accueil par quatre. Ce qui quadruplerait immanquablement l’appel d’air de clandestins. On ne poursuit pas la démonstration, sinon Paris compterait un million de migrants en moins d’un an. On apprend que ceux qui sont pris en charge sont exfiltrés « en région », signe d’un repeuplement discret.

À la fin de la description de son travail, Antoine a néanmoins une pensée pour les riverains :

« Dans le quartier, les avis divergent. Pas mal d’habitants sont pour la prise en compte de ces réfugiés et comprennent qu’il faut leur trouver une place. Mais quand on a 500 personnes devant chez soi, et surtout avec tout ce que ça implique, ça peut être tendu.

Je comprends très bien tous ces riverains qui en ont juste ras le bol. Mais ce n’est pas la faute des réfugiés. C’est la faute des dispositifs qui sont insuffisants et de cette volonté de l’État de ne pas aller au bout de la démarche d’accueil.

Toutes les institutions ont peur de l’effet d’appel d’air. Paris fait, amorce quelque chose avec ce projet mais ne veut pas avoir tous les migrants de l’hexagone sur le dos. La France fait pareil pour ne pas avoir ceux de ces voisins européens.

En fait, chacun prêche un peu pour sa paroisse, gère ce qu’il a à gérer, mais rien de plus.

En somme, ce que nous vivons aujourd’hui est bien plus une crise de l’accueil des migrants qu’une crise migratoire. »

Cette « crise de l’accueil des migrants » est pourtant le dernier mur contre l’invasion migratoire programmée, car les frontières de notre pays ont été quasiment supprimées. Les bénévoles de l’humanitaire travaillent pour l’oligarchie, souvent sans le savoir, à la destruction de notre pays, du moins à son altération. Un mécanisme retors, car ceux qui défendent leur pays sont alors considérés comme inhumains. Le défenseur des Droits, lui, ne défend pas ceux des Français.

Source E&R

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